Pour vous aider à traverser la crise, là maintenant tout de suite, il y a toutes ces ressources que j’ai mis de côté.
Bon l’idéal, c’est d’avoir préparer des choses à l’avance, avoir expérimenté ce qui fonctionne pour vous, noter ce que vous avez envie de tester, ect. Bref, avoir un plan de crise et l’appliquer au moment voulu. (Je vais bientôt faire un article regroupant des ressources pour préparer son plan à l’avance.)
Peut-être que certaines des ressources de cet article pourront être inclu dans votre plan de crise ?
Si vous êtes un proche allez voir l’article “Comment aider”
Généraliste
⚈ Owlie le chatbot Son but est de mettre à disposition des outils de psychologie et de psychothérapie pour tou-te-s. https://www.owlielechatbot.fr
⚈ La pièces aux pensées / The thoughts room Tapes tes pensées, sentiments ou tout ce qui te passe par la tête. Personne ne verra ou ne saura jamais ce que tu tapes, tu peux regarder tes pensées s’évanouir et disparaître dans les étoiles. https://cyrogem.itch.io/the-thoughts-room
⚈ Self-help App for the Mind (SAM) An app to help you manage anxiety, depression and loneliness. Join our wellbeing community https://mindgarden-tech.co.uk
J’ai réouvert le dossier dessin de mon ordinateur pour voir ce qu’il y avait dedans. Et en fait c’était pas si mal, même plutôt bien. J’avais pourtant arrêté de dessiner car je supportait plus de systématiquement me décevoir, de toujours trouver ce que je fais moche, de ne jamais arriver à un résultat satisfaisant, de toujours finir par me sentir mal des échec que je continu d’accumuler, sans jamais être à la hauteur des exigences. J’avais besoin d’une pause et maintenant que j’ai vu que c’était bien ce que j’avais fait, j’ai mesuré l’énorme fossé entre ma perception et la réalité. Je savait qu’il était là, mais je ne l’avait jamais vu.Ca
Ça à été de courte durée, maintenant que je les ait bien regardés, je les trouve à nouveau affreux et je doute à nouveau de la réalité de la taille de ce fossé et même de son existence. Je pourrais sans soucis vous citer tout ce qui est raté en détail dans chacun de ces dessins…
je vous laisse juger par vous-même :
Pourtant le dessin c’était ma vie, mon échappatoire, là où je mettait mon attention, mon énergie, là où je me donnait un espace pour montrer mes intérêts, puis plus tard là où j’exprimai tout ce qui me rongeait de l’intérieur sans être capable d’y mettre des mots.
Mais voilà j’ai eu beau dessiné j’ai continué d’être rongé jusqu’à ronger ma capacité à apprécier ce qui m’a le plus motivé dans ma vie.
Le dessin était une grosse part de moi il faisait partie de mon identité, mais tout ça n’est pas qu’une histoire de dessin… Ca à rongé toute ma vie, tous mes projets. En fait je n’ai jamais fait aboutir les projets que j’aurais voulut lancer, pourtant j’y tenait vraiment à cœur. Au début je les lançait puis les abandonnait, maintenant je me contente de les imaginer sans jamais les lancer. Tous tué dans l’oeuf. Pratiquement 40 ans de vie et toujours rien fait de ce que je voudrait. Pas de travail, pas d’argent, pas de compétences, pas de vrai maison, pas vraiment de famille, d’amis proche, pas de sorti, pas de passé, rien à raconté, rien que de la survie. Survivant, mais pas vivant. Je suis resté cet enfant qui arrête de bouger pendant des heures pour voir ce que ça fait d’être mort.
Quelqu’un m’a très tôt fait comprendre que mon corps n’avait pas de valeur, pas de limites à respecter, ne m’appartenait pas vraiment. Ensuite un parent m’a encré cet apprentissage en répétant que, je ce que je fais, n’est pas assez bien, que je doit faire mieux, sans pour autant m’aider. A côté, l’autre parent m’obligeait à dépasser mes limites et à ignorer mes besoins jusqu’à ce qu’ils disparaissent pour moi aussi.
C’est un venin qui est entré dans tout mon être et qui me ronge, car tout est un échec, rien ne sera jamais bien. Et maintenant j’ai mon bourreau à l’intérieur, je lutte, je me tord, je m’épuise à essayer de le changer, mais lui il ne bouge pas d’un pouce, il reste impassible à mes efforts et fait s’effondrer d’un clignement de paupières, tous mes chateaux, qu’ils soient de carte ou d’acier. Alors je n’ose même plus construire de chateau.
D’ailleurs, nous verrons bien combien de temps ce projet tiendra, j’ai eu la force de le commencer, mais j’ai bien du mal à croire qu’il mènera loin ou qu’il ai le moindre intérêt. J’aimerais et je m’efforce d’y croire, mais au fond c’est là, ça attend son heure, comme elle vient toujours.
Je vais peut être me remettre au dessin et à l’artisanat. J’ai envie, je l’ai qui bouille en moi et qui veut sortir, mais j’ai peur de me remettre, encore et encore, dans cette profonde certitude d’être sans valeur…
Je connait déjà tout le bullshit pseudo-profond, les injonctions à croire en soit et être positif qui ne font que me sentir encore plus mal d’être à se point, mauvais même dans le fait d’être mauvais… J’ai déjà tout intellectualisé, réfléchis dessus, compris que c’était pas réel, que c’est des traumas, tourné tout dans ma tête des heures et des heures pour comprendre chaque détails et même « parlé à quelqu’un » de ça. Ca ne change rien, la destruction arrive peut importe que je la comprenne ou que j’en ai parlé.
J’aimerais un remède, je sais qu’il n’y aura pas de magie, mais je me dit qu’il doit bien y avoir un moyen. Je continue d’explorer les ressources que je vous ai déjà partagés sur les traumas, mais en attendant, si vous avez du contenu, par et pour les concernés, concrets et réalistes j’aimerais beaucoup le connaitre.
Et puis si vous êtes dans la même galère j’aimerais bien le savoir comme ça on se sentirait un peu moins seul-es ensemble.
J’ai essayé d’être le plus vrai possible, de m’empêcher de lisser et polir tout pour rendre bien présentable. Par pour de la pitié, de la conpassion, de l’attention ou quoi. C’est pour être honnête sur ce que je vis, avec moi et ceux qui vivent la même chose.
J’ai fait de l’EMDR pour mon trauma complexe. Ca marche bien pour moi, par contre c’est pas tout rose.
Il faut faire attention il y a beaucoup de psy-machin qui proposent de l’EMDR et font n’importe quoi avec, ce qui peut amplifier les problèmes. Ma première psychologue faisait ça très mal et ça n’avait aucun intérêt (à part financier pour elle).
J’ai eu deux bon psy pratiquant l’EMDR et une mauvaise. J’ai fait une liste de ce que mes bons psy faisait avec moi, ça peut peut-être t’aider pour voir avoir une idée :
Avant de commencer l’EMDR on cherche une certaine stabilité relative, perso j’appellerais plutôt ça une instabilité auto-gérable. Ca peut être dur et retourner un bon moment après la séance. D’ailleurs, je prévoit rien d’autre le jour ou j’ai une séance car je suis trop mal après et parfois ça peut durer plusieurs jours voir plus d’une semaine. Un bon thérapeute commencera par voir avec vous si vous pouvez encaisser ça dans l’immédiat où si il vaut mieux commencer par travailler sur d’autres choses qui aident à se stabiliser et se gérer.
Le thérapeute commence par faire une liste de tous les souvenirs traumatiques précis (ça peut être long) et leurs chronologie. Parfois on peut utiliser des souvenirs mélangés et peu précis, mais les souvenir uniques et clairs sont plus pratiques.
La base de l’EMDR doit commencer par la mise en place et l’enrage d’un « lieu sure » au quel on retourne si c’est pas gérable ou fin de séance pour se sentir mieux. C’est une sorte d’exercice de visualisation d’un souvenir ou vous vous sentiez safe.
La théorie voudrait qu’on commence par aborder les souvenir les plus ancien, mais si c’est les plus hardcore, un bon thérapeute on préféra commencer par des souvenirs plus « tranquilles » histoire d’y aller doucement. Instaurer la confiance et d’être un poil plus stable avant de retourner le tas de fumier puant, histoire qu’il prenne pas feux ou qu’on puisse maitriser le feu. (Es-ce que le fumier peut prendre feu ? Je ne sait pas…)
Un souvenir se finit rarement en une séance il faut souvent continuer sur plus seances qui se suivent. Il y a globalement une continuité logique entre les séance.
On vous demandera toujours votre accord sur le souvenir qu’on choisis d’aborder, si vous souhaitez et vous sentez capable de faire la séance d’EMDR.
Même si c’est pas idéal, vous aurez toujours la possibilité d’arrêter si c’est trop et de clore par des exercices re-stabilisants.
Si un souvenir est aborder il ne devrait pas être lâché avant d’être clos, c’est à dire qu’on n’y attache plus toutes les émotions et croyance négative sur nous même dans le présent. Après en pratique ça peut être plus compliqué notamment dans un traumas complexe, car certains souvenir sont inter-connectés et peuvent se nourrir les uns les autres. Parfois on gardera une charge émotionnelle sur un certain souvenir tan qu’un certain nombres d’autres liés ne seront pas abordés. Ca rend le processus plus confus et moins dichotomique. Mais pour ma part même si la charge émotionnelle est parfois toujours présente, bin c’est déjà mieux après s’en être occuper en EMDR. On peut toujours y revenir plus tard dessus si besoin.
Si en fin de seance vous ne vous sentez pas bien, le psy ne devrait pas vous lâcher comme ça, mais faire un exercice type « lieu sure » pour vous apaiser.
J’ai surement oublié des choses, si tu veux rajouter des trucs hésite pas à me contacter.
On sait pas trop comment ça marche, mais le but et de faire passé le souvenir traumatique qui est resté kéblo dans la mémoire immédiate (d’où les flashback et autres symptômes comme si vous y étiez encore) pour le ranger dans la mémoire à long terme. Ca sera jamais comme si ces évènements n’avait jamais existés, mais vous devriez moins les revivre et moins les ressentir comme si c’était encore le présent. En gros, on essaye de leurs faire reprendre leur place dans le passé.
Du coup on fait ça en balançant son attention de gauche à droite. Soit en regardant les doigts du psy bouger (ça fonctionne bien chez moi, mais c’est dur de se concentrer les yeux ouverts et ça fait mal au crane et aux yeux), soit en écoutant un son dans un casque à gauche puis à droite (mon attention a tendance à totalement occulter le son), soit en croisant ces bras et en tapant alternativement ses mains, gauche puis droite, sur les épaules ou sur les cuisses selon la préférence (c’est mon préféré ont peut fermer les yeux pour se concentrer et on est obligé de suivre l’alternance gauche droite).
D’ailleurs les séances peuvent très bien se faire en visio. Pour moi c’est plus facile d’aborder des sujet difficiles chez moi, dans mon cocon, en sachant que je peut aller me reposer directement après sans avoir à gérer un trajet.
L’EMDR n’a pas eu un effets immédiat chez moi. A un moment j’ai sentis comme un peu d’énergie et de confiance qui c’est débloqué pour faire les choses qui me tiennent à cœurs et… aborder d’autres problèmes que j’avais consciencieusement glissé sous le tapis. C’est un cycle qui parait un peu infinis à ce stade, mais je crois que j’ai pas le choix de le continuer d’aborder les problèmes et de nettoyer petit à petit sous mon tapis pour continuer de vivre en pétant un peu moins des câbles.
Bref… L’EMDR pour moi ça aide, mais ça marche pas pour tout le monde, c’est intense, c’est très cher, ça peut être très long et c’est pas le seul outil. Ya notamment plein de choses que j’ai mis dans cet article.
Si ça vous tente prenez le temps de bien choisir votre psy. N’hésitez pas à en changer autant que nécessaire, pour éviter de faire plus de dégâts et trouver celui qui vous aidera vraiment.
Et j’ai oublié de dire que en soit on est même pas obligé de parler du trauma qu’on aborde avec le psy pour que ça marche, même si c’est plus simple.
Le Blog de Dcaius est vraiment une mine d’informations utiles concernant le stress post traumatique. Commencer par ces articles est une super bonne base pour y voir plus clair.
Pour ma part, la première étape aura été d’être capable de reconnaitre qu’il à des traumas dans des souvenir qui me paraissaient pourtant banal, pas important ou pas grave. Ensuite j’ai appris à identifier quand les traumas se réactivent (flashback émotionnels, reviviscences, ressassement de souvenirs, cauchemars, sursauts et panique lors de bruits forts, etc.) . A partir du moment je sait qu’ils sont là je peut commencer à mettre en place des choses pour les gérer.
⚈ Recommandations de lecture : stress post-traumatique complexe (C-PTSD)
Le trouble de stress post-traumatique complexe, Pete Walker. C’est un ouvrage très complet, qui propose beaucoup de ressources très aidantes, notamment pour gérer les flashbacks émotionnels. Ce livre est un outil particulièrement rassurant lorsqu’on est très vulnérable et qu’on se sent perdu avec les différents symptômes du stress post-traumatique complexe.
Reconstruire après les traumatismes: De la maltraitance domestique aux violences sociales,Judith L. Herman. Il s’agit du livre auquel on doit l’appelation de “complex post-traumatic disorder“. C’est une lecture plus touffue que Pete Walker, très instructive sur l’histoire de la psycho-traumatologie.
Tu n’es plus cet enfant là : Sortir de la survie et grandir après des parents toxiques, Khon Tevy. Il est temps d’arrêter de survivre et de commencer à grandir. Dans ce livre, on va déconstruire ce qui ne t’appartient pas, exploser ces schémas qui te restreignent et te donner de vraies clés pour enfin reprendre le contrôle.
Le corps n’oublie rien, Besser Van Der Kolk MD. Ce livre est très instructif quant à ce que l’on sait des effets du trauma sur la santé et les traitements qui ont été développés. Neurofeedback, EMDR, méditation, sport, yoga… L’auteur y explique la neuroplasticité de manière pointue mais pas hermétique. Biais et privilèges de manière qui peut être réactivante, notamment sur des enjeux de colonialisme.
The Narcissistic Family, Stephanie Donaldson-Pressman & Robert M. Pressman, publié en 1997. Ce livre ne traite pas directement du stress post-traumatique complexe, mais du fonctionnement d’un système familial dit narcissique, et de ses conséquences. Par “système familial narcissique”, on entend une famille au sein de laquelle les besoins des enfants ne sont pas (ou pas suffisamment) pris en compte, et où l’enfant doit se concentrer sur les besoins et envies des parents (ce qu’on appelle dans certains cas la parentification). Les mécanismes dysfonctionnels de ce type de familles sont remarquablement bien expliqués, illustrés par de nombreuses anecdotes.
Pourquoi fait-il ça ? Dans l’esprit des conjoints violents et maltraitants, Lundy Bancroft. Un livre destiné aux survivant·es de violences conjugales. CL’auteur a travaillé avec énormément d’hommes violents et repéré des schémas, des façons de fonctionner et de réfléchir…
It’s Not You, It’s What Happened To You, Christine Courtois, publié en 2014. Un livre très court qui développe bien les différents types de traumatismes et leurs expressions.
⚈ VSS
Philomène Ce blog se veut un outil de lutte féministe, queer*/TBPG* et anti-système*, contre les violences et l’invisibilisation des vécus traumatiques. https://philomeleblog.wordpress.com/accueil/
Activisme et traumatisme: comment gérer vos réactions psychologiques à la brutalité de la police et d’autres…, par le collectif »Activist Trauma Support ». Cette brochure a été pensée pour les violences policières en manifs mais elle peut aussi être utile dans d’autres contextes de violences policières. https://drive.google.com/file/d/15_1dVM-12RgutBOWA82ep8B6TRmtaevu/view