Ce sale cabot
On a tenté de le dresser, de le casser, de l’emmener là où l’on crève
On l’a voulu obéissant et invisible
Il est resté vivant, indocile, indomptable
Fatigué clairement, cabossé c’est sûre, mais vivant, tenace.
On a voulu nous normaliser, nous épuiser, nous faire taire à vie ou à mort.
On est encore là et on prend soin les un-es des autres.
On reprend le pouvoir qu’on nous à volé, on essaye de ne plus tenter de rentrer dans le moule qui nous détruit et on fabrique du soin à partir de ce que nous sommes.
Ce qui nous permet de ne pas crever, on le fabrique ensemble :
★ Des outils de survie digne
★ Des manières de s’auto-réguler selon nos besoins réels
★ Des formes de soin incarné, matériel, quotidien
★ De la fierté Fol !
Pour qu’on soit touxtes de plus en plus increvable.
Et c’est ok d’abandoner, d’avoir envie de crever, de plus vouloir résister, de plus avoir la force… Je voudrait juste qu’on survive et qu’on se sente un peu mieux un jour.
Pensée pour celleux qui n’ont pas survécu et colère sur ce qui les à empêcher de survivre.

